4.48 PSYCHOSE

Dans 4.48 Psychose, l’auteure nous emmène dans les méandres intérieurs d’un personnage dont le lien entre le corps et l’esprit se dissout peu à peu jusqu’à l’heure fatidique de sa mort. Mais s’il est question de souffrance, il en va aussi d’une quête d’amour absolu et de la manière dont les mots sont autant de bouées dans une existence où l’on tente de naviguer à vue.

Plus que jamais dans cette pièce, les mots ont la capacité de mettre une certaine distance avec les choses qui semblent a priori les plus chaotiques et Sarah Kane le fait avec une lucidité délirante mais aussi une poésie qui sublime ce sujet sombre. Et c’est avec humour qu’elle parvient à faire tout cela.

S’il est question de suicide, il n’est pas ici un sujet d’étude. Les causes du drame restent souterraines. Car il ne s’agit ni d’ausculter ni de poser un diagnostique sur le degré de dérèglement mental de celui qui parle mais bien de mettre à jour l’univers de ce personnage aux prises avec une réalité perçue comme violente.

Telle une tragédie grecque, le héros de cette histoire, malgré sa lutte, se voit porté par une destinée auquel il ne parvient pas à échapper.

Sur scène : Jean-François Michelet et Julien Schmutz

Entouré par : Graham Broomfield (son) Jonas Bühler (lumière), Marc Chollet (affiche) Mario Medana (scénographie), Nalini Menamkat (mise en scène) et Katia Schwerzmann (dramaturgie).

mardi et vendredi 20h30 / Mercredi, jeudi et samedi à 19h

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